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NEWSLETTER N°09 Vendredi 17 octobre
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| L'anecdote Rue de la clarinette
1975, deuxième édition du festival Nancy Jazz Pulsations. Les organisateurs ont une suggestion subtile à faire à Monsieur Marcel Martin (alors Maire de Nancy) : baptiser une rue de la ville du nom de l'immense clarinettiste Sidney Bechet. Le maire prend note, s'enthousiasme pour le projet, appelle ses ingénieurs urbains qui répliquent au pas de charge, les bras chargés de cartes. Ils les étalent sur le bureau ovale de l'hôtel de ville et la chasse au trésor commence. Où vont-ils pouvoir trouver un bout de goudron nommé "Personne" près pour une cérémonie jazzistique. Après d'intenses grattages de crânes, et des heures a plisser les yeux sur des vieilles cartes IGN (merci à l'inventeur du GPS), ils trouvent l'endroit ... dans le quartier des musiciens (Beauregard), chose somme toute logique. Le rendez-vous est pris avec le festival et c'est lors d'une après-midi ensoleillée que Muddy Waters et ses compères, dieux du jazz, baptisèrent un bout d'asphalte anonyme au nom de Sidney Beychet.
Et oui ! Vous pros du jazz avez certainement remarqué la jolie coquille dans le nom du héros, ce "y" gênant qui trôna sur la plaque pendant quelques jours, avant d'être corrigée et de fièrement porter son nom: Sidney Bechet.
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| Concert Eveil du jeune public
1700 enfants issus de 39 écoles du Grand Nancy (61 classes précisément), le Chapiteau de la Pépinière et un concert Jazz : c'est le défi que se sont lancés NJP et Sodexo pour ce jeudi 15 octobre. Défi relevé avec la participation de Thomas Dutronc & Les Esprits Manouches. Ok, Thomas Dutronc est reconnu dans l'univers des guitaristes, il commence à se faire une place dans la chanson française, mais de là a être un professeur de musique pédagogue, intéressé et captivant pour les enfants c'était une autre gageure. Et bien c'est un autre contrat rempli ! Thomas et sa bande ont donné une excellente leçon de musique Jazz à une jeunesse conquise (les institutrices également) qui a explosé l'applaudimètre de la salle.
Coup de chapeau donc au jeune public enthousiaste de cet après-midi qui aura de belles histoires à chantoner en rentrant à la maison ce soir.
Crédit: Patrice Saucourt
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| Dernière tournée Avant de se dire "Au revoir"
Samedi 18 octobre sera la dernière soirée du 35ème anniversaire NJP ; la traditionnelle soirée de clôture. Il fallait donc marquer les esprits, vous satisfaire, public exigeant (à raison), tout en conservant l'esprit du festival intact... que le Jazz soit... et, nous vous le garantissons, il sera.
Tout d'abord parlons du Chapiteau, qui dès 20h30 vous réchauffera au son de la voix éraillée de Richie Evans (ouvreur de Woodstock), suivi de près par trois pointures de la basse, dont un dieu vivant, Stanley Clarke, "assisté" par Marcus Miller & Victor Wooten. Pour cette dernière à la Pépinière, c'est une démonstration d'ensemble époustouflante que vont vous livrer les 17 musiciens brésiliens du SpokFrevo Orquestra.
Au même moment, de l'autre côté de la ville, le Dave Liebman 4tet animera de son Jazz new-yorkais et de sa virtuosité au saxo le Jazz Club Pichon accompagné pour ce faire de Vic Juris, Tony Marino et Marco Marcinko.
Ensuite passons ensemble par le Magic Mirrors qui à minuit ouvre ses portes à un groupe funk anglais, Baby Charles, qui ouvrira la piste par son groove solide. C'est DJ Toxic —déjà très connu de la scène nancéenne pour ses mix electro-hip hop "old school"— qui enchainera avant de céder les platines à Mlle Sabah, djette house-electro-pop capable de vous faire visiter une vaste plage de l'histoire de la musique en un set.
Bref largement de quoi vous en mettre plein les oreilles, les yeux et le coeur pour une dernière nuit Magic...
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